Contes et légendes

Rappelle toi qui je suis

Voici une très belle histoire que je vous partage,
elle vous montre avec une grande clarté comment
assimiler et appliquer le "Pardon" et le "Lâcher prise"♥


"Il était une fois au Paradis, deux magnifiques âmes, elles se connaissaient et s'aimaient tendrement.
Elles vivaient dans l'Amour, la Joie et tout était Parfait.
L'une dit à l'autre:
" j'ai entendu parler du pardon, je ne sais pas ce que c'est et j'aimerais tellement en faire l'expérience."
La 2ème âme lui répond:
"Je veux bien exaucer ton souhait".
"tu ferais cela pour moi"? rétorque la première.
Bien sûr, avec tout l'Amour que j'ai pour toi.
Mais comment faire? demande l'intéressée.
Et bien c'est très simple. Tu vois cette petite planète bleue aux confins de la Voie Lactée.
Nous allons y prendre corps, entrer dans la matière, oublier un instant qui nous sommes.
Je te ferais vivre des événements douloureux, difficiles, mais je ne t'en dis pas plus.
Je voudrais juste que tu me fasses une promesse.
Bien sûr s'empresse de répondre la volontaire. Que veux-tu?
- Simplement que dans ces moments difficiles où tu auras l'opportunité d'expérimenter le Pardon,
tu te rappelles QUI JE SUIS."

l'Empreinte de l'Ange

 "Souvenons nous de qui nous sommes"
Je souhaite vous parler d'une histoire de mon enfance dont j'ai gardé un souvenir assez flou mais qui étrangement est toujours restée ancrée en moi ,et réapparaît aujourd'hui ♥
je n'ai absolument aucun souvenir de qui je tiens cette histoire,pourtant elle à toujours fait partie de moi, je l'ai souvent raconté étant petite et ensuite à mes enfants et mes proches.

Cette histoire est celle de" l'Empreinte de l'Ange":
Selon une légende,
il est dit qu'un enfant naît,
il possède encore le souvenir de ses vies antérieur,
ainsi que le savoir et la connaissance de la création.
c'est alors qu'un Ange apparaît et lui enjoint de tenir
secret son savoir.
L'Ange pose à cet instant précis son doigt sur la lèvre 
de l'enfant,lui faisant ainsi oublier qui il est.
Le bébé peut ainsi venir au monde,vierge de tout souvenir.
Du geste de l'Ange ,il reste une trace :
le petit creux qui dessine un fossé entre notre lèvre supérieure
et la base de notre nez... Alors seulement, il peut pousser son premier cri.♥


Souvenons nous de qui nous sommes 

A qui appartient le Cadeau

Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner

le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable

d’affronter n’importe quel adversaire.

…Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre

pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier

mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il

contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait

la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le

vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues –

y compris à ses ancêtres.

Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée

de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves

questionnèrent le Maître :

- Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous

pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber

votre lâcheté devant nous tous ?

- Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ?

Demanda le samouraï.

- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

- Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas

acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur.

Le Magicien des Peurs

 

Le magicien des peurs
Un conte de Jacques Salomé

Il était une fois, une seule fois, dans un des pays de notre monde, un homme que tous
 
 appelaient le Magicien des Peurs.

Ce qu'il faut savoir, avant d'en dire plus, c'est que toutes les femmes, tous les hommes et
 
 tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables.

Peurs très anciennes, venues du fond de l'humanité, quand les hommes ne connaissaient
 
 pas encore le rire, l'abandon, la confiance et l'amour.

Peurs plus récentes, issues de l'enfance de chacun, quand l'incompréhensible de la réalité se
 
 heurte à l'innocence d'un regard à l'étonnement d'une parole, à l'émerveillement d'un geste
 
 ou à l'épuisement d'un sourire.

Ce qui est sûr, c'est que chacun, dès qu'il entendait parler du Magicien des Peurs, n'hésitait
 
 pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître,
 
 supprimer les peurs qu'il ou elle portait dans son corps, dans sa tête.

Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait chez ceux qui revenaient du voyage,
 
 beaucoup de pudeur à partager ce qu'ils avaient vécu. Ce qui est certain, c'est que le voyage
 
 du retour était toujours plus long que celui de l'aller.

Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu'il en dit parut si simple,
 
 si incroyablement simple, que personne ne le crut.

« Il est venu vers moi, raconta-t-il, m'a pris les deux mains dans les siennes et m'a chuchoté :

- Derrière chaque peur, il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur, aussi petite
 
 ou aussi terrifiante soit-elle ! Il y a toujours un désir, sache-le ».

« Il avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait le pain d'épices » confirma l'enfant.

« Il m'a dit aussi :

- Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c'est pour cela qu'il y a tant de peurs dans
 
 le monde. Mon travail, et mon seul secret, c'est de permettre à chacun d'oser retrouver,
 
 d'oser entendre et d'oser respecter le désir qu'il y a sous chacune de ses peurs ».

L'enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter
 
 a nouveau de ses propres désir.

Ce ne fut que bien des années plus tard qu'il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter
 
 en lui. Cependant, un jour, un homme décida de mettre le Magicien des Peurs en difficulté.

Oui, il voulait le mettre en échec. Il fit le voyage, vint à lui avec une peur qu'il énonça ainsi :

- J'ai peur de mes désirs !

Le Magicien des Peurs lui demanda :

- Peux-tu me dire le désir le plus terrifiant qu'il y a en toi ?

- J'ai le désir de ne jamais mourir, murmura l'homme.

- En effet, c'est un désir terrible et fantastique que tu as là.

Puis, après un temps de silence, le Magicien des Peurs suggéra :

- Et quelle est la peur qu'il y a en toi, derrière ce désir ?

Car derrière chaque désir, il y a aussi une peur qui s'abrite et parfois même plusieurs peurs.

L'homme dit d'un seul trait :

- J'ai peur de ne pas avoir le temps de vivre toute ma vie.

- Et quel est le désir de cette peur ?

- Je voudrais vivre chaque instant de ma vie, de la façon la plus intense, la plus vivante,
 
 la plus joyeuse, sans rien gaspiller.

- Voilà donc ton désir le plus redoutable", murmura le Magicien des Peurs. "Ecoute moi bien.
 
Prends soin de ce désir, c'est un désir précieux, unique. Vivre chaque instant de sa vie de la
 
 façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse, sans rien gaspiller, c'est un très beau désir.
 
Si tu respectes ce désir, si tu lui fais une place réelle en toi, tu ne craindras plus de mourir. Vas,
 
 tu peux rentrer chez toi.

Mais vous qui me lisez, qui m'écoutez, peut-être, vous allez tout de suite me dire :

"Alors chacun d'entre nous peut devenir un magicien des peurs" Bien sûr, c'est possible, si
 
chacun s'emploie à découvrir le désir qu'il y a en lui, sous chacune de ses peurs ! Oui, chacun
 
de nous peut oser découvrir, dire ou proposer ses désirs, à la seule condition d'accepter que
 
tous les désirs ne soient pas comblés. Chacun doit apprendre la différence entre un désir et
 
sa réalisation...

"Alors, tous les désirs ne peuvent se réaliser, même si on le désire ?"

"Non, seulement certains. Et nul ne sait à l'avance lequel de ses désir sera seulement entendu,
 
lequel sera comblé, lequel sera rejeté, lequel sera agrandi jusqu aux étoiles !C'est cela, le grand
 
secret de la vie. D'être imprévisible, jamais asservie et en même temps, immensément généreuse
 
face aux désirs des humains."
 

Les 3 Portes de la Sagesse

Les Trois Portes de la Sagesse

 

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, généreux et intelligent.

Pou parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. 

Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes.

Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre.

Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui.

Je ne puis t’en dire davantage. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair.

Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face

à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

 

“Change le Monde.”

 

C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans

ce monde, d’autres ne me conviennent pas.

Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à

se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.

Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit

à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe,

ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.

- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir.

Ne t'acharne pas sur ce qui ne dépend pas de toi.

Et il disparut. Peu après, le Prince arriva devant une seconde porte. On pouvait y lire:

 

“Change les Autres.”

- C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et 

de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea 

contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha 

à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer le autres,

il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, que les agissements des autres ne sont pas la cause de

mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que

l’occasion ou le révélateur. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Ce qui se réveille en toi quand tu es face aux autres te révèle

quelque chose sur toi-même. Sois reconnaissant envers ceux en compagnie de qui tu

sens vibrer en toi joie ou plaisir. Sois-le aussi lorsque émerge en leur présence la frustration

ou la souffrance, car à travers cela la Vie te montre où tu en es et le chemin qui te reste à parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots:

 

”Change-toi toi-même.”

Si je suis moi-même la source de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il.

Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses

imperfections, à supprimer ses défauts, à changer en lui tout ce qui ne lui plaisait pas ou

ne correspondait pas à son idéal.

Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi de nombreux

déboires, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda:

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres

qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.

- C’est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, 

contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos?

J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de lâcher prise.

- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin,

retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle

portait sur sa face arrière une inscription qui disait:

 

“Accepte-toi toi-même.”

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la

première fois, dans l’autre sens. Quand on combat, on devient aveugle se dit-il. Il vit aussi,

gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses

défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les

reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer,

se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me 

condamner à ne jamais être en harmonie avec moi-même. J’ai appris à m’accepter

moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux 

repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde 

porte et y lut:

 

“Accepte les Autres.”

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles 

qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles 

qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de

voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre 

quoi il s’était battu.

Il rencontra alors le Vieux Sage.

- Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus

rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer

les autres totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau

la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:

 

“Accepte le Monde.“

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda 

autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer,

à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection.

C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé

ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne 

voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui 

semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est

ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, 

mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement,

inconditionnellement.

- C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec

toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage

du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.

 

Et le Vieil Homme disparut.

 Charles Brulhart Janvier 2004

 

Images porte

Commentaires (1)

soleil
  • 1. soleil | 17/08/2014
C est beau merci

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